Archive for category Frustration

Cas pratique: les critères de recherche

Récemment j’ai du faire une barre latérale de recherche. J’ai bien pris soin de ne pas suivre les exemples du post ‘Les critères de recherche, ça se combine !’.

La barre de recherche comprend 2 zones:

  • un quick search
  • une recherche avancée

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Quand la SNCB traduit les villes, mais pas partout

Devant prendre le train pour Enghien depuis Boondael, je me renseigne sur les horaires.

Dans les trajets proposés, celui-ci:

quand la sncb traduit les villes - grammont

Je l’imprime, et me voilà en route.

D’abord  Boondael: (La super gare où il n’y a pas d’écran et où ils n’annoncent les trains qu’en heure de pointe :)), après avoir trouvé l’accompagnateur et m’être assuré de la destination du train, j’embarque.

Arrivée à Halle pour la correspondance: Je regarde l’écran des départs, hum, pas de train vers Grammont… Bon ben d’après l’heure ça doit être Geraardsbergen… j’ai quand même vérifié les tableaux, histoire d’être sûre que le train s’arrêtait à Edingen/Enghien (mais ça je connaissais évidemment)

C’est tout à fait normal qu’à Halle, ils ne mentionnent que le nom néerlandophone, mais le site pourrait au moins me donner la traduction, voire ne pas traduire.

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La déclaration d’impôts, antithèse de l’ergonomie et de la usability

La déclaration d’impôts (belge, version papier) est sans doute le meilleur exemple d’interface ratée. Car oui, un formulaire papier est  bien une interface, et sa conception doit être bien étudiée en terme de usability. L’importance de la usability dans le cas de la déclaration d’impôts est même d’une importance capitale, pour plusieurs raisons:

  • Un nombre d’utilisateurs très élevé (plusieurs millions)
  • Des utilisateurs formant une population hétérogène, que ce soit au niveau de l’éducation ou des repères
  • Tâche relativement complexe pour le commun des utilisateurs
  • Tâche nécessitant d’être réalisée sans erreurs
  • Tâche rébarbative que les gens accomplissent dans la grande majorité des cas à contre cœur.

Or, il faut bien reconnaître qu’en termes de usability, ce formulaire est une catastrophe: pas de labels, pas d’explications, pas de références ….

Declaration d'impôts - extrait du document disponible sur le site du ministère des finances

Declaration d'impôts - extrait du document disponible sur le site du ministère des finances

(Le document complet peut également être téléchargé en pdf sur le site du ministère des finances)

Pourtant, ce formulaire a été pensé en termes d’ergonomie. Oui, si on s’en réfère à la définition de l’ergonomie comme un ensemble de techniques visant à adapter l’outil à l’homme… Dans ce cas, la déclaration d’impôt est une vraie réussite du point de vue de l’administration puisque sa nouvelle forme, adaptée aux outils de scanning facilite le travail de l’administration fiscale. Si on applique la même définition, mais du point de vue du contribuable, c’est par contre un échec puisque ce type de document impose une adaptation de l’homme à l’outil. Juste dommage donc que les concepteurs du formulaire se soient trompés d’utilisateurs.

  • Un atout en terme d’ergonomie pour les quelques centaines de travailleurs de l’administration fiscale
  • Une catastrophe en terme d’ergonomie et de usability pour les millions de contribuables

Notons que le site de l’administration fiscale, qui renseigne la liste interminable de consignes à suivre pour remplir la déclaration de manière à ce qu’elle soit facilement scannable, stipule également en résumant mieux que je ne pourrais le faire le but recherché:

“Le respect des consignes qui vous sont données pour introduire votre déclaration sur papier est important pour la validité de votre déclaration et un traitement optimal des données reprises sur votre déclaration.”

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Google annonce Knol à 4 millions d’utilisateurs… qui ne peuvent y accéder.

Le fait pour google de présenter un nouvel outil sur la page principale du moteur de recherche (version belge, en français) est assez rare pour susciter l’attention.

google-announces-knol

Curieux, je vais voir ce que propose Knol, le nouveau service de google. Je me rends donc sur le site francophone et sélectionne une catégorie au hasard: “contenu Régional”. Boum, me voilà redirigé vers une page en néerlandais m’indiquant (je parle heureusement cette langue) qu’aucun contenu ne correspond à ma recherche.

Knol goes Dutch

Knol goes Dutch

Bien sur, habitant la Belgique, il y a approximativement 60% de chances que je sois néerlandophone. Outre le fait qu’il reste tout de même 40% de francophones qui ne parlent pas tous les néerlandais, j’avais commencé ma navigation en français. Il était donc a priori inutile et inaproprié de changer ma sélection sans aucune action de ma part me laissant présager ce comportement.

Il est vrai que la langue par défaut de google en Belgique est le néerlandais. Mais, pour le moteur de recherche, cela ne concerne que la première visite (du moins si les cookies sont activés) et la page contient un lien bien visible vers la version française. S’il reste frustrant de se voir présenter l’outil dans une langue qui n’est pas la mienne, cela reste acceptable.

Dans le cas de Knol par contre, outre la frustration engendrée, le comportement du site a pour effet de le rendre inutilisable par un francophone pour les raisons suivantes:

  • la sélection de langue effectuée au préalable n’est pas retenue
  • La page en néerlandais ne contient aucun sélecteur de langue

Pire: si m’identifie avec mon compte google (en sélectionnant le lien de la page d’accueil francophone), le site passe aussi en néerlandais !!! Pourtant, toutes les autres applications google que j’utilise sont bel et bien configurées pour être affichées en français ! Et ici encore, pas de sélecteurs de langues me permettant de revenir au français.

knol-home-nl

Au final, je voudrais bien utiliser Knol… mais je cherche toujours un moyen d’y accéder en français tout en étant enregistré.

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Les standards foireux: fermer le widget?

iGoogle et Netvibes (et d’autres encore) se sont fait un standard : Settings, Reduire-Maximiser et … heu… fermer?

igoogle: settings, reduire, fermer

La croix pourrait être comprise comme une suppression, mais présentée dans ce contexte, la similitude est trop facile à faire avec les actions présentes sur les fenêtres des applications: reduire-agrandir-fermer

Du coup, la signification de la croix est assimilée à l’action fermer.

Ces icônes deviennent un standard, les utilisateurs s’y font et l’utilisent mais, cela reste un élément qui doit s’apprendre.

Or, dans le cadre d’un portail d’entreprise, supprimer le widget n’a aucun sens, puisqu’il ne sera jamais supprimé mais juste “dé-favorisé” et pourtant on se réutilise naturellement à tort ce standard dans ce contexte.

addfavorit2
undo

NB: Je pensais que la flèche serait assez claire, mais là, en voulant maximiser la fenêtre minimisée pour l’exemple, je me suis rendue compte que non.

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On a perdu San Sebastian

En préparation du voyage en Espagne, nous regardons sur la carte les villes principales, puis nous renseignons sur ces destinations afin de nous composer un itinéraire. Le Petit Futé en main, nous voilà donc à lire les descriptions de Barcelone, Madrid, Grenade… San Sebastian ? Oui, cette dernière se trouve bien sur la carte, mais rien dans l’index des villes. Certains noms de villes sont traduits, mais Saint Sébastien ne se retrouve pas non plus dans l’index.

Bon, le livre est structuré en chapîtres correspondant aux régions d’Espagne. Voyons donc sur la carte générale où nous reporter. Ah ben non, pas de régions mentionnées sur cette carte ! Voyageur, débrouille-toi tout seul !

Heureusement, il me semble me rappeler que San Sebastian est en Pays Basque. Je consulte donc ce chapître qui, en guise d’introduction, liste notamment l’introuvable San Sebastian dans les points d’intérêt de la région (sans référence à un quelconque numéro de page). On progresse…

Au final, en cherchant page par page, je trouve enfin la descripion de la ville. Ah, San Sebastian se nomme Donostia en Basque ! Savais pas. Et c’est ce nom Basque qui figure dans l’index (mais n’est pas mentionné sur la carte générale, ni sur la page consacrée au Pays Basque, ni même sur le plan de la ville de San Sebastian / Donostia).

Pour un guide sencé nous faciliter la vie pour la préparation du voyage… mission ratée. Et pourtant, il suffisait d’une entrée dans un index et d’une petite dose de consistence.

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Trouvez le guide

Les vacances d’été approchent. N’ayant rien de prévu, on pense à partir quelques temps en Espagne, silloner la pays en voiture et visiter quelques villes. Pour préparer le voyage, direction les librairies (en ligne) pour acheter un des guides que j’ai l’habitude d’utiliser, à savoir le guide du rourard ou le Lonely Planet. Malheureusement, aussi étonnant que celà puisse paraitre, aucun de ces guides ne propose l’espagne en version française. Tous deux offrent en effet différents livres consacrés aux différentes régions du pays, mais rien de général. Que faire si on veut parcourir le pays sans se limiter à une région ? Acheter 4 guides est onéreux et peu pratique vu la place et le poids dans les bagages.

Dommage pour mes éditeurs préférés, nous avons acheté le petit futé.

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On ne traduit pas une icône

Forcément, une icône ne se traduit pas… cette évidence a pour effet que l’utilisateur francophone du web est confronté à une série de standards sémantiquement illogiques.

Quelques exemples:

  • link-icon  Si en Anglais, “lien” et  “maillon” se traduisent tous deux par le terme “link”, ce n’est pas le cas en français et il est assez peu logique dès lors (exception faite de l’habitude acquise bien entendu) de représenter un lien par deux maillons.
  • home-icon  Personne en français ne penserait à appeler la page d’accueil d’un site “maison”… et pourtant l’icône représentant la “home” nous est familière.
  • star  Une “star” en anglais signifie tant une étoile qu’une célébrité ou un choix préférentiel. L’icône de l’étoile pour un favoris n’a par contre aucun sens en français.

Notons que la rupture sémantique des icônes n’est pas liée uniquement à la langue. L’histoire et le vécu entrent également en ligne de compte. Ceux qui comme nous ont connu les disquettes trouveront logique l’utilisation de cette dernière en tant que représentation de l’action d’enregistrement… en est-il de même pour les plus jeunes d’entre nous ?

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Les utilisateurs n’aiment pas attendre (et on les comprend) !

Le service twitter a plutôt bonne presse, y compris dans le domaine de l’expérience utilisateur et de la usability, et se porte plutôt bien. Les chiffres parlent d’eux même:

…et pourtant, il suffit de quelques problèmes d’ordre technique ralentissant le service pour soulever une vague de frustrations. Une recherche sur les termes “twitter slow frustrating” quelques heures après que des lenteurs aient été constatées sur le réseau social démontre en soi à quel point l’attente est importante dans le ressenti négatif de l’utilisateur.

twitter-slow-frustrating1

twitter : search on "twitter", "slow" and "frustrating" terms

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Toi parler moi quelle langue?

Comme d’hab j’ai oublié mon mot de passe. Cette fois ci c’est celui de Skype.

Je commence donc la procédure: entrer l’adresse email, attendre le mail… le voilà, dans ma boîte gmail, dont tout le monde connait l’interface:

gmail-pw-skype

Quelqu’un peut m’expliquer ce que signifie ‘jeton’????

Autre remarque, mais ça vaut pour beaucoup de monde: “CECI EST UN MESSAGE AUTOMATIQUE, NE REPONDEZ PAS”, c’est pas très sympa.
Idem pour “Si ce mail ne s’affiche pas correctement,…”

Vu le taux de pénétration de Gmail qui affiche par défaut la première phrase du contenu et les autres webmail qui l’imitent, les rédacteurs des campagne d’e-mailing feraient bien de se mettre au goût du jour.

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